J’ai perdu la foi dans le numérique
Je n’ai plus confiance dans les majors.
Regardez ce qu’on possède vraiment aujourd’hui : rien. Nos livres, notre musique, nos films, nos photos — tout est chez eux, sur leurs serveurs, sous leurs conditions d’utilisation. On ne possède pas une bibliothèque, on loue un accès. Et un accès, ça se coupe.
Un changement de licence, un compte suspendu, un catalogue qui disparaît du jour au lendemain, une boîte qui ferme : à chaque fois, ce sont des années de collection qui s’évaporent sans que personne ait à s’en justifier.
Alors je reviens au physique.
Je rachète des livres en papier. Ceux qui comptent, je les veux sur une étagère, lisibles sans batterie, sans connexion et sans mise à jour.
Je me suis monté un NAS à la maison. Ma musique et mes films y sont stockés, chez moi, sur mes disques. Ça tourne sans demander la permission à personne.
Ce n’est pas de la nostalgie, c’est de la résilience. Le jour où on nous coupe les accès, je veux que ma bibliothèque soit toujours là.